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Le camp des prisonniers
Vous trouverez ici des informations sur la topographie ici.

Littérature
Imre Kertész : être sans destin. Vous trouverez de plus amples informations ici.

Bruno Apitz : Nu parmi les loups. Vous trouverez de plus amples informations ici.

Thomas Geve: Ici, il n'y a pas d'enfants. Auschwitz, Groß-Rosen, Buchenwald. Dessins d' « histoire enfantin » (version allemande). Dieses und andere Bücher bestellen können Sie hier.

Des enfants et des adolescents dans le camp de concentration de Buchenwald

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Foto: Erkennungsdienst KZ Buchenwald. SGBUMD

Au cours de la dernière année de la guerre, la SS transporta de nombreux jeunes juifs, russes, ukrainiens ou polonais des centres d'extermination ou des camps de travail forcé de l'Est à Buchenwald. En décembre 1944, un occupant sur trois du camp avait moins de 21 ans ; le nombre de jeunes et d'enfants dans les camps extérieurs de femmes était deux fois plus élevé. La plupart du temps, leur familles avaient été assassinées et leur domicile détruit. Comme pour les adultes, leur survie dépendait s'ils étaient en mesure de fournir du travail forcé. Imre Kertész l'évoque dans son roman « Être sans destin ». En tant «qu'inaptes au travail» , des centaines d'adolescents juifs, sintis et roms ont été envoyés par la SS dans des convois de la mort à Auschwitz. 1 600 adolescents et enfants sont décédés à Buchenwald d'épuisement ou de maladies, ont été battus à mort ou tués par balle.

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Foto: U.S. Signal Corps. National Archives Washington

Depuis le milieu de l'année 1944, des enfants arrivaient aussi à Buchenwald des camps évacués de l'Est. Le plus jeune avait deux ans et demi. Sans protection, ils n'auraient en aucune chance de survivre. Ils reçurent rent de l'aide. Au cours de l'automne 1939 déjà, des prisonniers politiques autour du communiste Robert Siewert avaient préservé des jeunes Polonais de la mort en instituant une « école de maçons ». En juillet 1943, grâce à leurs efforts, un refuge pour 160 adolescents polonais, russes et ukrainiens du camp fut aménagé dans la baraque 8. Nombre d'entre eux, au cours des derniers mois également des enfants et des adolescents juifs, purent y survivre dans de meilleures conditions ; parmi eux, le futur grand rabbin, d'Israël, Meir Lau. Les deux doyens communistes du block, Franz Leitner et Wilhelm Hammann, ont été gratifiés en Israël du titre de « Justes parmi les Nations ». L'un des plus jeunes survivants était Jerzy Zweig, dont le sauvetage fit l'objet d'un roman et d'une légende, « Nu parmi les loups », de Bruno Apitz.

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Foto: Byron H. Rollins. AP/Wide World Photos, New York

En janvier 1945, des prisonniers politiques obtinerent de la SS un autre refuge pour les jeunes qui arrivaient par les transports en masse : la baraque 66 dans le Petit camp. Ce furent surtout des jeunes juifs qui trouvèrent ici un abri, parmi eux le futur chroniqueur de leur histoire, Robert Büchler. Le 5 avril 1945, la baraque abritait 900 occupants. Début avril 1945, lorsque la SS commença à évacuer le camp, la baraque 66 dut elle aussi être évacuée. Bien que les détenus aient essayé de s'y soustraire par tous les moyens, ils furent nombreux à être envoyés dans les marches de la mort.

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Fotograf unbekannt, 1. Juni 1945. SGBUMD

Au moment de la libération du camp de Buchenwald au début de l'après-midi du 11 avril se trouvaient parmi les 21 000 prisonniers restés au camp encore 904 enfants et adolescents. Ils furent l'objet de la solllicitude particulière du comité international du camp et des membres de l'armée américaine. Des services américains et français firent en sorte que, jusqu'à l'été 1945, nombre d’entre eux soient pris en charge par l’assistance publique ou des foyers. Aujourd’hui, d’anciens occupants de la baraque 66 sont dispersés dans le monde entier.