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Photo : Ernst Schäfer

Cérémonie du souvenir

Le jour de la mort d'Ernst Thälmann, des pionniers dans la cour de l'ancien crématoire devant la plaque commémorative qui lui est dédiée, 18 août 1957.

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Cours pour les enseignants

Walter Bartel, ancien détenu communiste et vice-président du Comité international de Buchenwald, pendant un cours « destiné aux enseignants » dans le Mémorial, février 1973.

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Assermentation

Une unité de l'armée populaire nationale (NVA - Nationale Volksarmee) prête serment devant la Tour de la cloche du site commémoratif de Buchenwald, mai 1974.

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Hôtes étrangers

Des pionniers d'Union soviétique devant la plaque commémorative de Thälmann dans la cour de l'ancien crématoire, juillet 1974.

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Visite d'État

À partir de la gauche : Klaus Trostorff, ancien détenu et directeur du NMG Buchenwald, Rudolf Kirchschläger, président de la République d'Autriche, et Erich Honecker, chef de l'État et du gouvernement de la R.D.A., devant une maquette du camp de concentration de Buchenwald, octobre 1983.

Jusqu'en 1989

Ce programme du souvenir du Mémorial national de Buchenwald fut à peine modifié quant à son contenu, jusqu'à la fin de la R.D.A. Les changements entrepris concernaient avant tout l'extension de l'infrastructure du Mémorial et la modernisation des expositions historiques.  

C'est seulement au milieu des années quatre-vingt qu'eurent lieu de ponctuelles remises en question du travail jusque-là accompli par le Mémorial. Devant la constatation que de moins en moins de jeunes se sentaient vraiment concernés par le Mémorial et les rituels du souvenir transmis de génération en génération, des réflexions concernant l'aménagement d'un centre de rencontres pour la jeunesse et d'un atelier d'histoire se firent jour. D'autre part, en préparation à la nouvelle présentation de l'exposition historique dans l'ancien entrepôt, des « lacunes injustifiables » furent abordées, comme par exemple le pacte Hitler-Staline et le destin des détenus juifs, des homosexuels, des Témoins de Jéhovah, des Sintis et des Roms. La question de ces lacunes demeura cependant réservée à des discussions spécialisées et des conférences scientifiques et trouva peu de résonance, aussi bien dans la nouvelle exposition historique que dans les travaux du Mémorial.  

L'histoire du camp spécial soviétique n° 2 ne fut toujours pas évoquée. Bien que son existence ne soit pas fondamentalement niée, sa caractérisation stéréotypée en tant que camp d'internement normal pour les criminels de guerre et nazis devait laisser paraître l'étude de son histoire comme désuète et comme un injustifiable affront vis-à-vis des détenus du camp de concentration. Complètement ignorés furent les morts du camp spécial ainsi que leurs tombes à proximité du Mémorial.  

Pour ces raisons, il en résulta après la chute de la R.D.A. la nécessité d'une nouvelle conception du Mémorial. Une commission historique développa en 1990-1991 les lignes directrices de cette nouvelle conception et recommanda de changer le nom en « Mémorial de Buchenwald ».

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