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Foto: Paul Bodot. Association Française Buchenwald-Dora, Paris

Prisonniers et SS

Quelques heures après la libération du camp, des détenus armés de fusils font prisonniers des hommes de la SS, 11 avril 1945.

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Photo: Association Française Buchenwald-Dora, Paris

Libérateur

Le sergent Paul Bodot, éclaireur de la 4th Armored Division, à bord de la jeep dans laquelle il atteindra Buchenwald le 11 avril 1945 vers 17 heures, début avril 1945.

11e Avril 1945

Le matin

Des unités de la 4e et de la 6e division de blindés de la 3e armée des États-Unis continuent leur avance depuis la région de Gotha en direction de l’Est via Erfurt.

Vers 10 heures

Il est ordonné aux doyens du camp, Hans Eiden et Franz Eichhorn, de se rendre à la porte du camp. Le commandant du camp Pister annonce à Eiden le retrait des SS et lui remet la charge du camp.

10 heures

La sirène « Alerte ennemi » retentit, puis à travers les haut-parleurs, l’ordre : « Les troupes au complet des SS quittent le camp sur le champ ! »

10 h 30

Le comité international du camp mobilise les groupes de résistance et distribue les armes procurées illégalement.

11 heures

Tir d’artillerie de troupes américaines au nord-ouest du camp.

Vers midi

Les hommes de la kommandantur SS décrochent. Les garnisons des miradors s’enfuient.

13 heures

Les deux premiers chars de la 4e division de la 3e armée américaine s’approchent en venant de Hottelstedt.

14 heures

Tir nourri de fusils-mitrailleurs à la périphérie nord-ouest du camp ; douze chars américains sont repérés à proximité de la cour de la ferme.
Quatre chars américains contournent le camp par le nord.
Combats acharnés entre les troupes américaines et les SS à l’ouest du camp.

14 h 30

Des chars du 37e bataillon de la 4e division de blindés passent la zone des SS et la Kommandantur sans s’arrêter : les SS sont vaincus militairement.

14 h 45

Les groupes armés de résistance se rassemblent en dessous de la place d’appel.

15 heures

Le chef des groupes militaires de résistance, Otto Roth, et deux électriciens grimpent par une échelle dans le bâtiment de la porte et l’occupent sans lutte. Le doyen du camp Hans Eiden les suit, hisse le drapeau blanc et instruit le camp de la situation dans une brève annonce par haut-parleurs.

16 heures

Les groupes internationaux de résistance ont pris le contrôle comme prévu et sans rencontrer de résistance, des différentes zones du camp, faisant 76 prisonniers.

16 h 45

Des représentants de dix nations se rassemblent. Ils mettent sur pied un conseil du camp et différentes commissions, chargées d’assurer la survie.

Vers 17 heures

Deux éclaireurs de la 4e division de blindés arrivent en jeep à la porte du camp. Le lieutenant Emmanuel Desard et le sergent Paul Bodot, deux Français, sont instruits par les détenus libérés des combats qui ont eu lieu. Le lieutenant Desard nomme le doyen du camp chef du camp. Il rapporte à l’état-major de la division ce qu’ils ont trouvé : un camp libéré, des prisonniers armés et organisés.

Vers 17 h 10

Une troupe d’éclaireurs du 9e bataillon d’infanterie, faisant partie du kommando de combat 9 de la 6e division de blindés pénètre dans le camp par le nord. Captain Frederic Keffer, Sergeant Herbert Gottschalk, Sergeant Harry Ward et Private James Hoyt sont accueillis en libérateurs. Comme Desard et Bodot, ils ne restent que très peu de temps.

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