Travail forcé et camp de concentration

L'accent du séminaire se porte sur trois points forts historiques

  • Évolution de la fonction du travail concentrationnaire des prisonniers du camp : du moyen d'« éducation » à l'ultime réserve « d'une économie de guerre défaillante » en passant par la tentative d'en tirer un profit économique

  • Liens entre le travail concentrationnaire et d'autres formes de travail forcé : l'emploi impitoyable de travailleurs forcés dans tous les domaines mettant en pratique des principes spécifiquement nazis : une caractéristique essentielle de l'économie allemande au cours de la Seconde Guerre mondiale

  • Participation de l'ensemble de la société allemande aux crimes du « travail forcé » : acceptance sans scrupules et pratique quotidienne de l'emploi de travailleurs forcés dans des conditions teintées d'idéologie, l'effet du travail forcé sur la stabilisation du système, dans le sens d'un renforcement de la communauté dite « populaire »

Rendant tangibles les teneurs des séminaires, trois lieux historiques permettent de se faire une idée particulièrement claire du fonctionnement de la société nazie

  • Buchenwald/Weimar représente la phase de construction du camp de concentration, l'évolution du travail concentrationnaire de la terreur à la tentative de tirer un profit économique et de ce fait, l'implication de cercles de plus en plus vastes de la population.

  • Le camp de concentration de Mittelbau-Dora témoigne, avec l'exemple du transfert souterrain de la fabrication d'armement, de l'intention de surmonter les problèmes financiers de l'économie de guerre sans tenir compte ni de la vie ni de la santé des travailleurs forcés du camp de concentration.

  • Le « paysage concentrationnaire » dans le sud du Harz symbolise l'omniprésence du travail forcé dans la société de guerre allemande, avec son côtoiement de camps extérieurs, de kommandos de prisonniers de guerre et ses camps de travailleurs civils étrangers.